Une maison française née en 1898 : les origines d’une signature singulière
Deux entrepreneurs, une vision commune de la maroquinerie
Tout commence à la fin du XIXe siècle, dans une France portée par l’effervescence de la Belle Époque. En 1898, Charles Bonnardel, maroquinier inventif, rencontre Francisque Bornex, tanneur issu d’une famille exerçant ce métier depuis trois générations. De cette association naît Le Tanneur, avec une ambition commune : associer la maîtrise des matières à l’ingéniosité de la conception. Leur première création emblématique ne ressemble pas simplement à un accessoire de plus. Baptisé « Sans Couture », ce porte-monnaie repose sur un principe d’assemblage par rivets plutôt que par coutures traditionnelles. Une approche novatrice pour l’époque, pensée pour offrir une résistance remarquable.
En 1900, cette invention reçoit un prix d’argent à l’Exposition universelle de Paris. Deux ans seulement après la création de la maison, la reconnaissance est déjà au rendez-vous.
Une entrée en matière plutôt convaincante, non ?
Le Emilie, un objet devenu légendaire
Certaines pièces passent de mode. D’autres deviennent des symboles. Le Emilie appartient à la seconde catégorie. Toujours associé à l’identité de la marque, ce modèle témoigne d’une volonté de concevoir des objets utiles sans renoncer à l’élégance. Son histoire illustre également une idée essentielle chez Le Tanneur : l’innovation n’a pas nécessairement besoin de rompre avec la tradition pour être pertinente.
En 2018, à l’occasion des 120 ans de la maison, ce patrimoine est revisité à travers un sac à main baptisé « 1898 ». Le design historique inspire alors une création qui fait dialoguer mémoire et modernité.
La leçon est simple : en matière de style, les meilleures idées ne disparaissent pas toujours. Parfois, elles changent simplement de silhouette.