La Nouvelle Ère du Féminin avec YSL SS26

En ce printemps 2026, Saint Laurent s’inscrit pleinement dans l’air du temps avec une collection qui célèbre la saison actuelle. Retour sur ce défilé marquant, présenté le 29 septembre 2025 dans le cadre emblématique de la Fontaine du Trocadéro, face à une Tour Eiffel scintillante. Un moment fort de la Fashion Week parisienne, qui résonne aujourd’hui comme une véritable ode aux beaux jours.

Plus que jamais, Anthony Vaccarello s’attache à brouiller les repères traditionnels de la féminité. Les femmes qu’il met en scène surprennent, évoluent, se réinventent au fil des silhouettes. Leur allure change, se nuance, comme en témoigne cette collection printemps-été 2026 de Saint Laurent, en parfaite résonance avec la saison actuelle.

À l’occasion de la Fashion Week de Paris, Anthony Vaccarello a levé le voile sur la collection femme printemps-été 2026 de Saint Laurent, affirmant avec assurance une vision forte et désormais emblématique de la maison. Présenté en extérieur, sous un ciel étoilé avec la tour Eiffel en arrière-plan, le défilé s’inscrivait dans un décor parisien presque irréel. Une mise en scène qui marque un nouveau cap, mêlant héritage raffiné et approche résolument contemporaine.

Le créateur compose un vestiaire épuré, mais chargé de sensualité, où chaque pièce souligne les lignes du corps avec subtilité. Parmi les incontournables : des vestes à la coupe impeccable et aux épaules marquées, des robes aux coupes asymétriques, des bombers en cuir aux volumes over size, ainsi qu’une série de jeux de transparence particulièrement audacieux, traduisant une élégance maîtrisée.

Avec cette collection, Anthony Vaccarello propose une interprétation moderne du chic, où simplicité rime avec caractère, offrant une véritable leçon de style à la fois audacieuse et sophistiquée.

Le défilé s’est imposé comme une véritable ode à une élégance maîtrisée. Entre tailleurs minimalistes, robes drapées aux lignes souples et trench-coats revisités, les créations de Vaccarello traduisent une conviction profonde : celle d’une féminité guidée par la force intérieure et une manière affirmée de s’habiller avec intention.

Cette orientation s’affiche comme une prise de position forte et assumée, confirmant que Saint Laurent reste fidèle à son héritage tout en s’inscrivant pleinement dans son époque. Plus que jamais, Anthony Vaccarello s’amuse à redéfinir les contours de la féminité. Les silhouettes qu’il imagine échappent aux attentes, évoluant et se transformant au fil du défilé, à l’image de cette collection printemps-été 2026, où chaque allure révèle une nouvelle facette.

Pour cette collection printemps-été 2026, cette vision se teinte d’un romantisme délicat, dans un décor transformé en un véritable jardin de fleurs blanches, ponctué d’hortensias. Une atmosphère qui évoque le souvenir marquant de Laetitia Casta, apparaissant en bikini de roses fraîches lors du défilé haute couture printemps-été 1999.

Si l’actrice française n’était pas présente ce soir-là, le défilé n’en demeurait pas moins empreint d’un éclat particulier, porté par une assemblée de figures emblématiques venues célébrer l’univers Saint Laurent. Entre icônes intemporelles et visages contemporains, cette audience prestigieuse prolongeait l’esprit du show : une rencontre entre héritage et modernité, où chaque présence semblait dialoguer avec l’esthétique imaginée par Vaccarello.

Chaque collection Saint Laurent témoigne de l’ambition sans compromis d’Anthony Vaccarello. Le créateur belge joue avec audace et précision, concentrant son énergie sur un nombre restreint de styles tout en évitant toute redondance ou banalité — une démonstration de son sens aigu du détail et de l’innovation. Pour le défilé printemps-été 2026, il décline sa vision autour de trois grandes silhouettes, distinctes mais reliées par une même énergie.

Un cuir audacieux. Après avoir inspiré la collection homme automne-hiver 2025, Robert Mapplethorpe fait à nouveau son apparition dans la collection femme. Alors qu’en 1983 le photographe américain controversé avait réalisé une campagne pour la maison, ses références stylistiques et iconographiques se retrouvent ici avec force. Le défilé s’ouvre sur des femmes vêtues d’armures de cuir aux lignes 80’s. Parfois, la veste de cuir laisse place à des blouses blanches épaulées, dont les lavallières rappellent les nœuds des robes de bal. L’allure est puissante, la démarche conquérante, en total contraste avec la poésie du décor floral.

La silhouette Rive Gauche revient sur le devant de la scène Viennent ensuite les trenchs et robes en tissus légers aux couleurs vives, clin d’œil à la ligne Rive Gauche lancée par Yves Saint Laurent en 1966 pour démocratiser le prêt-à-porter. Cette collection, fabriquée en série, avait simplifié le vêtement et favorisé l’émancipation des femmes.

Des robes grandioses pour une silhouette audacieuse Enfin, le défilé s’achève sur des robes volumineuses, presque princières, dont le tissu technique modernise une silhouette qui pourrait sembler classique. Vaccarello évoque ici la duchesse de Guermantes de Marcel Proust ou la célèbre Madame X de John Singer Sargent (1883-1884), mais c’est l’image de Marie-Antoinette qui s’impose : la reine iconique, célébrée au Victoria & Albert Museum, incarnant une héroïne dramatique et intemporelle. Ces robes semblent tout droit sorties d’un film anachronique de Sofia Coppola. Pour casser toute rigidité et accentuer l’énergie, les mannequins foulent le podium à vive allure, laissant flotter les pans de leurs robes au rythme de leurs pas, mêlant majesté et mouvement contemporain.

Dans ce cadre somptueux, Saint Laurent a ouvert la Fashion Week parisienne avec un spectacle divisé en trois tableaux, chacun illustrant la vision singulière qu’Anthony Vaccarello porte à la féminité plurielle.

Le premier acte a imposé une silhouette frappante et structurée : cuir sombre, épaules marquées, jupes crayon et lavallières exagérées. L’influence des années 1980 se fait sentir, mêlant un imaginaire cuir sensuel à l’esprit underground, tout en conservant l’élégance glaciale et sophistiquée propre à la maison.

Le deuxième tableau a offert un contraste aérien et lumineux. Vaccarello a revisité la silhouette emblématique Rive Gauche à travers des trenchs et robes parachute, dans des nuances organiques et vibrantes — terracotta, cyan, sable et orange vif. La légèreté des tissus techniques, parfaitement travaillés, apportait un souffle de modernité et une fluidité nouvelle, donnant aux silhouettes une présence presque éthérée.

Enfin, le défilé s’est conclu par un grand final spectaculaire : des robes monumentales, évoquant à la fois la duchesse de Guermantes et la mystérieuse Madame X. Les mannequins ont traversé le podium comme des héroïnes de roman, drapées de volumes majestueux dont les pans flottants accompagnaient chacun de leurs pas. Le décor et la mise en scène évoquaient un véritable opéra de mode, où le théâtre et le glamour intemporel de Saint Laurent se mêlaient avec puissance.

À travers ces trois tableaux, Vaccarello a réaffirmé sa vision : la femme Saint Laurent n’est jamais monolithique. Elle est multiple, insaisissable et toujours dotée de ce magnétisme troublant qui la rend inoubliable. À certains moments, un bijou imposant en forme de cœur a capté l’attention, clin d’œil au « Cœur de Saint Laurent », talisman imaginé par le fondateur de la maison en 1962 pour son tout premier défilé et porté alors par sa grande amie Victoire.

Le lundi 29 septembre 2025, la Fashion Week printemps-été 2026 s’ouvrait avec son premier grand rendez-vous : le défilé Saint Laurent. Présenté face à la Tour Eiffel, il réunissait un parterre de célébrités qui a aussitôt enflammé les réseaux sociaux. Première invitée à investir les lieux, Carla Bruni a pris la pose en longue robe jaune à fines bretelles et volants délicats, manteau en fausse fourrure marron et bottes en vinyle noir. Une allure très « mob wife » qui trouvait écho chez Madonna, en perfecto en cuir et une jupe transparente à traîne en dentelle noire. La star a pris la pose aux côtés de sa fille Lourdes Leon, qui portait quant à elle une petite robe noire moulante et galbante. Sans oublier Virginie Efira qui a fait une apparition remarquée en robe manteau courte en velours et bottes en cuir noir, Kate Moss qui a pris la pose en robe blazer col V et Catherine Deneuve, qui a salué la foule en trench noir et pantalon assorti.

Le défilé s’ouvre sur des femmes en armures de cuir façon années 80. L’allure est puissante et tranche avec le décor fleuri dans lequel déambulent les mannequins. Apparaissent ensuite les silhouettes Rive Gauche, en trenchs et robes en tissus parachutes aux couleurs vitaminées. Un clin d’œil à la ligne lancée par Yves Saint Laurent en 1966, qui contribuera à démocratiser le prêt-à-porter. La troisième partie du show dévoile des robes victoriennes volumineuses, aux manches ballons, cols dramatiques et volants en cascade. Une allure très Marie-Antoinette, actuellement célébrée à Londres, au Victoria & Albert Museum.